Le Palais de la Découverte semble menacé de disparition par des projets gouvernementaux.
Ce serait une grave atteinte contre la pensée, contre la connaissance, contre la culture.
Nous perdrions un lieu unique où chacun prend plaisir à interroger le monde et remettre en cause son savoir.
« Où sommes nous dans l’Univers ? Qu’est-ce qui fait trembler la Terre ? Comment la vie y est-elle devenue possible ? En quoi les défauts de la matière peuvent-ils être utiles ? D’ou vient le vertige, pourquoi est-ce que je ne suis pas toujours d’accord avec moi-même ? Pourquoi le yaourt intéresse-t-il des chercheurs ? Nos larmes sont-elles fabriquées à partir de notre sang ? Pourquoi l’araignée ne reste pas collée à sa toile ? Comment éviter d’être pris à son propre piège ? Et plus de moins, ça fait quoi ? … »
Le public est en contact direct avec la science en marche. Chaque jour, des centaines d’expériences, des dizaines d’exposés sont présentés par des médiateurs scientifiques qui invitent chacun à poser un regard neuf sur le monde qui l’entoure.
Permanentes ou temporaires, les expositions posent des questions, incitent à la réflexion , suscitent les vocations.
L’émotion est grande de voir chaque jour ces milliers de visiteurs (600 000 par an), l’émerveillement des petits et des grands, leur enthousiasme à comprendre et à raisonner, même chez ceux qui s’étaient crus « allergiques aux sciences » ; plaisir des questions vertigineuses, des réponses sidérantes. Respect de l’esprit qui s’interroge.
Les regards sont beaux au Palais, parce qu’ils s’étonnent. Et qu’au Palais on prend ça au sérieux.
Que l’on soit scientifique, littéraire, artiste, quelle que soit la forme de créativité ou d’engagement dans le monde, le Palais ouvre des voies, jette des ponts entre les savoirs, les expériences, les intuitions. Nul besoin de connaissances approfondies pour ressortir en se sentant plus intelligent, plus curieux, plus humain.
Le Palais est aussi un grand incubateur de vocations scientifiques.
Plus de la moitié des scientifiques franciliens, dont certains prix Nobel, disent y avoir trouvé leur vocation, dans l’émerveillement de visites enfantines.
La France manque cruellement de scientifiques et d’ingénieurs, tout le monde le sait. Ce serait une totale absurdité de détruire un lieu créateur de tant de motivation chez les jeunes.
Le Palais est enraciné dans une idée visionnaire.
Il a été créé pendant le Front Populaire par Jean Perrin, prix Nobel de physique pour ses travaux sur l’atome, à l’époque où, ministre du Front Populaire, il créa aussi le CNRS.
Son ambition était de : « … répandre dans le public le goût de la culture scientifique, en même temps que les qualités de précision, de probité critique et de liberté de jugement que développe cette culture et qui sont utiles et précieuses à tout homme… »
Voilà, c’est ça le Palais : rendre accessible à chacun une pensée exigeante, sans rien nier de la complexité du monde.
Le savoir et la curiosité sont un bien, un trésor, un héritage.
Et on va le détruire ?
La vie ou la mort du Palais se jouent en ce moment
Les semaines à venir sont cruciales. Son sort se discute en ce moment entre le Ministère de la Culture, celui de la Recherche et l’Élysée, sur un fond extrêmement inquiétant : à plusieurs reprises, la menace de sa fermeture à court terme a été évoquée.
Les raisons mises en avant pour imposer à la hussarde une « évolution » du Palais de la Découverte, évolution qui pourrait être fatale, sont techniques en apparence : elles se réfèrent à la rationalisation des politiques publiques et à des contraintes d’organisation administrative. Elles n’intègrent en rien la particularité, la spécificité du Palais de la Découverte, ce contact unique entre la science et le public qu’il rend possible.
Nous demandons au gouvernement d’arrêter un processus qui semble mener droit au saccage.
Nous lui demandons prudence et respect pour cette institution et pour ce qu’elle représente. Nous lui demandons de mettre un terme à la politique du secret et des coups bas en ouvrant une discussion avec les représentants du monde scientifique et culturel, les sociétés savantes, les académies, les associations d’enseignants, afin de déterminer les meilleures conditions de développement de ce remarquable lieu de culture qu’est le Palais de la Découverte.
| Date | Nom | Profession | Ville | Commentaire |
| Décembre 2009 | lepage sandrine | enseignante | ||
| Décembre 2009 | HELMAN Marianne | Enseignante | ||
| Décembre 2009 | Thibaut Rousseau | enseignant | ||
| Décembre 2009 | pauline FARJOT | infirmière | ||
| Décembre 2009 | nicolas Pinter | étudiant | ||
| Décembre 2009 | Françoise Iwaniec | professeur et docteur | ||
| Décembre 2009 | moreau claude-yves | medecin | ||
| Décembre 2009 | Rachel Arnould | Responsable qualité sécurité environnement | ||
| Décembre 2009 | Isabelle Volat | enseignante et conseillère municipale | ||
| Décembre 2009 | PAULE | coloriage | ||
| Décembre 2009 | franck corset | MCF Grenoble II | ||
| Décembre 2009 | Daniel HUGONNET | Ingénieur | ||
| Décembre 2009 | Annie Chantraine Duverne | retraitée (enseignement des mathématiques) | ||
| Décembre 2009 | Pierre Le Bivic | Eminent scientifique | ||
| Décembre 2009 | Delphine Lassalle | futur attaché de recherche clinique | ||
| Décembre 2009 | Karine Glise | Artiste de la Danse | ||
| Décembre 2009 | Guillaume Corre | PhD Student | ||
| Décembre 2009 | Gaëlle Monfort | Rédactrice scientifique | ||
| Décembre 2009 | Stephan Pinchou | Medecin Anesthesiste | ||
| Décembre 2009 | Patrice Gesbert | Animateur scientifique | ||
| Décembre 2009 | ISSAM | jeux gratuit | ||
| Décembre 2009 | lucette meunier | retraitée | ||
| Décembre 2009 | philip laboutique | professeur | ||
| Décembre 2009 | Alexandre Benedetto | Research Associate, PhD | ||
| Décembre 2009 | Yannick THOMAS | Projeteur industriel et père de famille | ||
| Décembre 2009 | Jean-François PERDRIEAU | médecin généraliste | ||
| Décembre 2009 | Laetitia Castelnau-Ptakhine | Technicienne biologiste | ||
| Décembre 2009 | Sylvie Darcos | Infirmière | ||
| Décembre 2009 | Raphaëlle Martinez | collégienne | ||
| Décembre 2009 | Françoise Gitton | enseignante |